(Capo 3)IntroVerse 1Ces Deux Gars Dans La Ville Qui Marchent Main Dans La MainSans Laisser Transparaître Le Courage Qu'ils CachentEt Puis Qui Te Racontent Au Détour D'un MatinCombien Ils Se Sont Pris De Coups Sans Qu'on Le SacheCette Prof Qui Revient D'un Dernier Jour D'écoleEt Qui Dit Cette Fois, C'est Fini, J'arrête ToutJe Refuse Tout Autant De Mettre Des Heures De ColleQue De M'faire Menacer Par Des Familles À BoutCe Poète Qui A Tout Pour Être RimbaudDont Les Oeuvres N'iront Pas Plus Loin Que Sa ChambreEt Cette Comédienne Rêvant Loin Des PlateauxQui Répète Dans Sa Tête De Janvier À DécembreIl A Fui Sa Maison, Échappé Aux Combats,Dit Au Revoir À Sa Femme, Embrassé Ses Deux Filles,Traversé Le Sahel Pour En Arriver LàDans L'attente Que La Chance Se Souvienne De LuiChorusDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésQuand Ça Va Mieux, Ça Devient PirePlus De Passé Que D'avenirDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésÇa Sent La Peur, Ça Sent La HaineMais Bizarrement, Ça Tient Quand MêmeVerse 2Ces Deux Parents Penchés Au Bord D'un Berceau VideL'enfant Tant Attendu N'est Pas Venu VivantEt L'envie De Cogner À Ce Destin StupidePourtant Il Faudra Bien Vivre Dès À PrésentCe Foulard Enroulé Autour De Cette TêtePour Cacher Les Cheveux Que Les Traitements EmportentEt Qui Danse Pourtant Au Milieu De La FêteIl N'y A Rien À Dire Il Faudra Être ForteToutes Ces Voix Qui S'échappent De Cette Prison ImmensePour Atterrir En Vrac Jusque Dans Ton SalonAu 21Ème Siècle, C'est Fou Quand On Y PenseQu'on Ait Rien Trouvé D'autre Mais Au Fond Y Pense-T-On ?Et Cette Agricultrice Qui Ne Demande Pas MieuxQue De Joindre Les Deux Bouts En Sauvant La NatureQui Regarde Une Dernière Fois Son Troupeau Dans Les YeuxEt Ravale Ses Larmes En Refermant La ClôtureChorusDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésQuand Ça Va Mieux, Ça Devient PirePlus De Passé Que D'avenirDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésÇa Sent La Peur, Ça Sent La HaineMais Bizarrement, Ça Tient Quand MêmeInterludeVerse 3Cet Alcool Qui Absorbe Les Désirs, Les DétressesEn Mettant À Genoux Plus De Gens Qu'on N'le PenseMais Comment Démêler Le Poison De L'ivresseSans Flinguer Sa Santé, Ses Rêves, Sa ClairvoyanceCe Visage Creusé En Début De VingtaineL'angoisse D'à Peu Près Tout Ce Qui Fait Notre ÉpoqueA Déserté Les Cours Depuis Plusieurs SemainesBarricadé Derrière La Porte De Sa ColocCet Animal En Sang Sur La Route EnneigéeSuffocant Après Une Course IninterrompueLe Tir A Retenti Dans Toute La ValléeLa Forêt S'est Figée Et La Vie ContinueDans L'évidence Folle Du Désastre AnnoncéEt Alors Que La Lune S'apprête À DisparaîtreJe M'accroche À Mes Rêves Et À L'inespéréEspérant Que La Chute Nous Verra RenaîtreChorusDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésQuand Ça Va Mieux, Ça Devient PirePlus De Passé Que D'avenirDans Les Rues De L'humanitéOn Est De Plus En Plus SerrésÇa Sent La Peur, Ça Sent La HaineMais Bizarrement, Ça Tient Quand MêmeOutroÇa Tient Quand MêmeÇa Tient Quand MêmeÇa Tient Quand MêmeÇa Tient Quand Même